Un orchestre d’amateurs…

L’Orchestre Symphonique du Trégor a été créé en 2006. Il réunit à ce jour une trentaine de musiciens amateurs, qui partagent à la fois le plaisir de jouer ensemble et la volonté d’offrir au public une réelle qualité sonore dans toutes les pièces interprétées.

En 2018, l’orchestre a connu un grand changement puisque Jean-Louis Houberdon, qui s’est investi bénévolement à la direction durant 12 années, a quitté le Trégor pour raisons professionnelles. Depuis 2018 , Juliette Beauvais violoniste et Patrick Lehoux violoncelliste se relaient à la direction. En mai 2023, Marie-Noëlle Jacob, flûtiste, les a rejoint.

Le répertoire de l’orchestre symphonique se compose de différentes symphonies, pièces classiques (ou pas !) et concertos permettant de mettre en avant des instrumentistes solistes.

…ouvert à d’autres ensembles musicaux

L’orchestre s’ouvre régulièrement aux autres ensembles de musique locaux. En 2009, l’orchestre a interprété des musiques d’opéras de Gluck avec la chorale d’adultes de l’école de musique du Trégor. Début 2013, l’Orchestre Symphonique du Trégor a entrepris un projet commun avec l’école de musique du Trégor sous le titre « L’Orchestre Fait Son Cinéma », dont le but était de faire découvrir aux jeunes instrumentistes la pratique de la musique en orchestre symphonique.

Saison 2023/2024

Les musiciens

Violon : Anne-Hélène Mérel, Cécile Heinecke, Claudine Bedoc, Elise Deslandes, Eric Hachette, Gwenn Dubouays, Isabelle Morin, Jean-Marcel Leduc, Julie Dehaye, Juliette Beauvais, Lila Houzet, Virginia Gil Fernández

Alto : Cécile Le Garlantezec, David Soulayrol

Violoncelle : Annick Bigeault , Francis Aussedat, Johannes Heinecke, Karine Becker, Patrick Lehoux

Contrebasse : Kirsty Stott

Flûte : Marie-Noëlle Jacob, Marie-Pascale Colin (+ piccolo), Pômme Broggi (+ flûte alto)

Hautbois : Marie-Claire Robin, Vincent Messié

Clarinette : Brigitte Pillan, Frédéric L’Her

Basson : Catherine Viguier

Clarinette basse : Anne-Marie Hartmann

Cor : Mickaël Dabernat, Michel Lemeu (saxhorn)

Trompette : Anthony Melaugh, Augustine Bundy

Percussions : Chrystelle Catoire

Les chefs

Cette saison l’orchestre symphonique regroupe environ 35 musiciens dirigés alternativement par 2 chefs à chaque concert : Juliette Beauvais, Marie-Noëlle Jacob et Patrick Lehoux.

Juliette Beauvais

Marie-Noëlle Jacob

Marie-Noëlle Jacob

Patrick Lehoux

Le répertoire

Voici les morceaux que nous travaillons cette saison et que vous pourrez nous entendre jouer en concert :

Ouverture « Le Calife de Bagdad »François-Adrien Boieldieu (1775 – 1834)

Né sous l’Ancien Régime, Boieldieu fit ses armes pendant la Terreur et devint célèbre durant le Consulat et l’Empire. Honoré par les Bourbons, puis ruiné par la révolution de Juillet, il est considéré comme l’un des plus brillants représentants de l’opéra-comique français. Ses œuvres privilégient les mélodies sans ornements superflus. L’instrumentation est légère mais soignée.

Il n’a pas 25 ans lorsqu’il crée le Calife de Bagdad, les sujets orientaux sont alors en vogue. La musique cherche à donner une couleur locale, l’ouverture accorde une grande place aux percussions « orientales ». Avec son Calife, Boieldieu remporta un véritable triomphe. L’Ouverture est un classique du genre.

Symphonie N° 31 « Paris » KV 202Wolfgang Amadeus Mozart (1756 – 1791)

Mozart a composé cette symphonie durant son séjour à Paris en 1778. Âgé de 22 ans et soucieux de séduire le public parisien, il y glisse tous les ingrédients appréciés en France à l’époque: grands contrastes de nuances, crescendos spectaculaires, passages brillants et inattendus, débuts avec la solennité des ouvertures à la française. Cette symphonie est le reflet de l’ambivalence qui habite Mozart à cette période de sa vie: il veut plaire mais ne peut s’empêcher d’être lui-même.

Probablement écrite pour un grand orchestre, c’est la première symphonie de Mozart comportant des parties de clarinettes.

I. Allegro assai

Ouverture Coriolan Op.62Ludwig van Beethoven (1770 – 1827)

Coriolan est une des plus célèbres ouvertures de Beethoven. Le combat intérieur du général romain écartelé entre ses idéaux et ses désirs, déchiré entre sa vengeance envers Rome et la clémence implorée par sa femme et sa fille est un reflet de la solitude du compositeur face à la surdité, de son tempérament colérique, de son propre mépris des convenances. L’ouverture expose les brisures de son héros par une brisure du temps et des accents. Coriolan, comme l’harmonie, est soumis à des forces contradictoires qui, malgré sa résistance héroïque, le poussent à une fin tragique.

Suite Miniature – Eric Francis Harrison Coates (1886 – 1957)

Coates est un compositeur et altiste britannique. Surnommé « le Roi sans couronne de la musique légère », il fut un précurseur de la musique symphonique légère, fort appréciée des anglo-saxons et à laquelle il devait se consacrer en lui conférant ses lettres de noblesse. Il n’a jamais eu la prétention d’écrire des symphonies ou des oratorios. Son domaine de prédilection était la miniature orchestrale dépassant rarement 5 minutes, et souvent ces miniatures se retrouvent groupées par trois ou quatre en suites d’orchestre.

C’est le cas de la Miniature Suite, composée en 1911 :
I. Children’s Dance
II. Intermezzo
III. Scène du Bal